Qu’est-ce que le scrapbooking ? La traduction littérale de ce mot anglais : scrap (fragment) + booking (action de faire un livre) ne nous éclairera guère !
En revanche, la recherche de ce terme sur l’internet fait tout de suite apparaître des images très colorées, bricolées et chamarrées, dont l’objet nous échappe encore…
On pense aux collages bien sûr, mais comment cette pratique peut-elle susciter tant d’enthousiasme, au point que de nombreux sites traitent de ce sujet, évoquant par exemple les « accros du scrap » ? Sans doute trouve-t-on à l’origine de cette pratique, un désir très largement partagé : celui de mettre en valeur ses photographies de famille.
Embellir, personnaliser, entourer de soins et sublimer un portrait, un souvenir de vacances, un mot doux, un dessin d’enfant, voici ce que permet le scrapbooking, à grand renfort de gommettes, nÅ“uds, papiers de couleur imprimés, pastels, perles, fleurs séchées et autres fantaisies décoratives. En effet, la technique d’embellissement de ces supports de photographies se base principalement sur le collage.
Quel équivalent français proposeriez-vous à scrapbooking ? Et puisque on parle déjà de scrapeur, quel terme français pourrait selon vous décrire les amateurs de ce loisir ?
Saisissez dans le champ ci-dessous le terme étranger que vous souhaitez proposer à la communauté
Gay-friendly (que l'on peut traduire par « amical envers les homosexuels ») est un anglicisme ...
Adjectif pour décrire la nouvelle génération de gratte-ciel qui atteignit une hauteur époustouflant, tels que ...
Un pay wall ou paywall (américanisme qui signifie littéralement « mur à péage ») est ...
Médire en petit groupe d'une personne absente, souvent lors d'une fête ou d'une soirée. ...
Un freelance, c'est quelqu'un qui est son propre employeur. C'est également quelqu'un que l'on peut ...
Cet anglicisme désigne une partie de la population, symbolisée par un trentenaire barbu aux lunettes ...
Je propose : décolivre pour reprendre l’idée de décorer un livre (a book).
photocollage
Quoiqu’il en soit, il s’agit bien de collage, une activité qui existait déjà il y a 3000 ans; c’est un procédé de composition consistant à assembler et coller sur un support des fragments de matériaux hétérogènes et le mot « collage » désigne aussi l’oeuvre composée selon ce procédé.
Le préfixe « créa- » sert à préciser qu’il s’agit d’une activité du domaine des loisirs créatifs et permet de créer autant de dérivés que le préfixe anglais « scrap- ».
Et aux partisans de ‘collimage’, je dirais ceci : « Si ce sont les plumes qui font le plumage, ce n’est pas la colle qui fait le collage. » Max Ernst (Brühl 1891-Paris 1976)Au-delà de la peinture , Cahiers d’art
@ Bulle de suie …Donc, ne parlons pas de « pédanterie », « d’écueil facile » ni de « niaiserie spontanée », mais « d’élégance » -y compris dans la manière et le ton (!)- et « d’esprit créatif ». Face à emprunt (scrapbooking), ne doit-on pas chercher une solution d’abord dans les ressources et de la langue française avant que de recourir à d’autres emprunts mélangeant cette fois-ci le grec, l’allemand, l’anglais, le tout coiffé d’un halo commercial? C’est cela que l’on appellerait des « racines savantes »? Diable, dirai-je moi-aussi, j’en perds mon serbo-croate. Cette proposition tarabiskraftée me défrise!
Sans vouloir jouer les trouble-fête,et reconnaissant quelques mérites à l’idée, je crois qu’il est possible, sans jouer de pédanterie de ne pas tomber dans les écueils faciles que nous inspirent la niaiserie spontanée… « Créacoller »? vraiment? On a déjà bien assez à faire avec la réforme de 90. Non? J’ose espérer que la langue française peut faire preuve d’un peu plus d’élégance. Évidemment, après un tel commentaire, une proposition s’impose : …
Pour ma part je pensais à « ekrafter ». En relation à « l’ekfrasis »,soit la description d’une Å“uvre réelle ou fictive qui peut autant renvoyer à l’art ainsi qu’ à l’idée de description d’un objet par ses parties. Entre également dans sa composition le « papier craft » , la matière qui dans le langage commun participe de nombreux loisirs créatifs.
Une proposition qui réclame moins d’être adoptée que de faire appel à votre esprit (ré)créatif. Je reconnais volontiers que « ekfrasis » est grec, que « kraft » est allemand et même plus que « craft » est encore un mot anglais ( très employé dans le sens de « mélange, association » depuis l’apparition du jeu « minecraft » et qui a donné lieu à l’invention du verbe « crafter » ). Diable, composons ! Les racines savantes peuvent se lier avec les noms francisés ainsi qu’avec les dérivations du type – er, – ir ( oui, car toutes les traductions ne sont pas tenues de finir par – er!), -eur- iste et j’en passe. J ‘aurais d’ailleurs encore beaucoup à dire à propos de « platiniste »,qui je l’espère ne rentrera jamais dans notre dictionnaire.
Diable composons, oui, mais en français. Je ne vois pas comment les emprunts « kraft » ou « craft » peuvent s’insérer dans le système du français et servir à composer des termes servant à désigner d’une manière adéquate l’activité de loisir créatif, la composition artistique (qui ne se réalise pas nécessairement avec du papier kraft!), l’adepte, et l’action. On aurait autant de niaiseries spontanées : « ekrafter », « ekraftiste », « ekrafting ». Vraiment?
Le scrapbooking est un loisir créatif. « Créacollage » est le terme tout à fait adéquat, puisqu’il s’agit d’une création qui utilise la technique du collage. De plus, le terme et ses dérivés respectent le mode de formation des mots en français. L’élément « créa » (pour création ou créatif) est déjà productif (créapapier, l’effet créa, etc). Il ne faut pas oublier non plus le créacollage numérique, présent dans l’enseignement.
« Collimage », est un amalgame. Colli ou coll. sont de faux suffixes. De plus, l’activité ne peut pas être réduite à un simple collage d’images… ou de photos, ni même au montage d’un album.
Il y a déjà un terme connu pour cette activité : le « photo-collage » (avec ou sans trait d’union)
J’approuve tout à fait créacollage, facile à mémoriser, coulant de source… même si je n’y avais pas pensé
je propose « calepinage »
Les amateurs de créacollage seront alors des créacolleurs, créacolleuses.
Tout à fait d’accord avec créacollage et ses dérivés qui incluent l’idée de créativité.
Je propose « fabriqualivre » qui serait la contraction de « fabrique à livre »: l’action de fabriquer un livre et, par extension de le personnaliser.
A. Hervé (Loire-Atlantique)
Si l’on va chercher la définition de « scrap » dans un disco anglais-français, on obtient « album », je propose donc « albumage », action de mettre en album des photos, des coupures…
Pourquoi « image » dans « colle-image » si l’intention est d’aménager la présentation non pas d’« images » mais de de photos?
L’Office québécois de la langue française (2007) a déjà proposé « collimage » et « créacollage » pour « scrapbooking » ainsi que « collimagiste » et « créacolleur » pour « scrapbooker » ou « scrappeur ».
Je préfère nettement « collimage » à « créacollage ». DeSerres utilise déjà ce premier terme : http://www.deserres.ca/fr-ca/categories/collimage/6/page-1/2/0/
J’appuie ces propos, mais à une nuance près. Selon moi, il ne faut pas chercher à réinventer la roue alors qu’il y a déjà du bon travail qui se fait de ce côté-ci de l’océan pour franciser les termes. L’Office québécois de la langue française a proposé les termes de « collimage » et de créacollage ». Personnellement, je penches pour le second choix pour la raison suivante. Étant moi-même adepte de ce passe-temps et ayant l’occasion de partager cette passion en compagnie de plusieurs copines, je trouve que le dérivé « créacopines » pour désigner l’amitié qui lie les « créacolleuses » coule de source. Je vote donc en faveur de « créacollage » qui fait appel à la créativité en général, et non au simple fait de coller des images.
« Créacollage » avec ses dérivés est de loin le plus expressif et le plus productif.