Au moment de son apparition, le terme crowdsourcing, souvent traduit par « approvisionnement par les foules », semblait renvoyer à une notion assez floue, véhiculant une idée de partage et de mise en commun de ressources.
Le crowdsourcing, généralement associé à l’idée de mutualisation du savoir (ex. wikipedia) ou à celle de co-création ou de coproduction artistique, est en passe d’évoluer vers des pratiques beaucoup plus variées.
Utilisé par des groupements d’intérêt dans une visée citoyenne, mais aussi par des entreprises voire par des groupes industriels, le crowdsourcing recouvre aujourd’hui des enjeux économiques et sociaux très importants.
En témoigne cet article d’analyse du site internetactu.net
http://www.internetactu.net/2006/06/01/la-montee-du-crowdsourcing/
ou les cas pratiques de crowdsourcing décrits dans celui-ci :
http://www.akostic.com/2009/05/26/crowdsourcing-definition-et-cas-concrets/
Compte tenu des contextes variés dans lesquels se trouve employé le terme crowdsourcing (dont dérive par exemple le terme crowdfunding, « financement participatif »), quel équivalent français proposeriez-vous pour le remplacer ?
Saisissez dans le champ ci-dessous le terme étranger que vous souhaitez proposer à la communauté
Gay-friendly (que l'on peut traduire par « amical envers les homosexuels ») est un anglicisme ...
Adjectif pour décrire la nouvelle génération de gratte-ciel qui atteignit une hauteur époustouflant, tels que ...
Un pay wall ou paywall (américanisme qui signifie littéralement « mur à péage ») est ...
Médire en petit groupe d'une personne absente, souvent lors d'une fête ou d'une soirée. ...
Un freelance, c'est quelqu'un qui est son propre employeur. C'est également quelqu'un que l'on peut ...
Cet anglicisme désigne une partie de la population, symbolisée par un trentenaire barbu aux lunettes ...
Je propose : collaboralisation comme l’Outsourcing et son
Externalisation.
Bonjour,
Personnellement, je pense qu’il serait intéressant d’intégrer le mot source dans le mot ou l’expression qu’on va créer.
J’ai pensé à plusieurs termes ou expressions:
-la source-cription ou sourcecription => ça vient de l’assiociation du terme source et du terme souscrire qui signifie en même temps adhérer/donner son consentement mais en même temps « S’engager à payer une somme déterminée pour une entreprise commune », « S’engager à payer une somme d’argent en contrepartie d’un service, de l’acquisition d’une publication, etc », « Faire l’acquisition de titres, d’obligations moyennant une certaine somme d’argent » , comme indiqué sur ce site : http://www.mediadico.com/dictionnaire/definition/souscrire
En somme, le terme souscrire englobe les différentes utilisations du terme crowdsourcing.
On pourrait aussi utiliser d’autres expressions comme:
-source contribution
-source collaboration
-source participation
Voilà ma modeste sourcecription
moi, je dirai masseproduction ou massecollaboration ou massefinancement, etc…
j’avoue, j’aime beaucoup l’idée de pouvoir coller des mots pour en faire des nouveaux.
Pas mal, ces propositions de mots accolés. On pourrait même imaginer, à l’image de courriel qui représente courrier + électronique, masseprode, massecole et massefine.
Au Canada, nos deux principales banques de terminologie (Grand dictionnaire terminologique et Termium, toutes les deux gratuites) recommandent externalisation ouverte. Les travaux sont menés par des terminologues agréés. C’est d’ailleurs ce que tous les langagiers au gouvernement du Canada (dont moi, traductrice-réviseure) et au gouvernement du Québec utiliseraient. Merci!
Voici la définition du GDT :
externalisation ouverte Domaines informatique > Internet
entreprise
gestion
Auteur Office québécois de la langue française, 2010
Définition
Pratique qui consiste pour une organisation à externaliser une activité, par l’entremise d’un site Web, en faisant appel à la créativité, à l’intelligence et au savoir-faire de la communauté des internautes, pour créer du contenu, développer une idée, résoudre un problème ou réaliser un projet innovant, et ce, à moindre coût.
Pratique qui consiste pour une organisation à externaliser une activité, par l’entremise d’un site Web, en faisant appel à la créativité, à l’intelligence et au savoir-faire de la communauté des internautes, pour créer du contenu, développer une idée, résoudre un problème ou réaliser un projet innovant, et ce, à moindre coût.
Notes
L’externalisation ouverte est associée à l’idée d’une mise en commun de l’intelligence collective. Elle s’appuie sur l’exploitation directe du potentiel d’innovation de la communauté des internautes, qui constitue un immense réservoir d’amateurs éclairés et de spécialistes compétents pour un domaine donné.
L’externalisation ouverte est associée à l’idée d’une mise en commun de l’intelligence collective. Elle s’appuie sur l’exploitation directe du potentiel d’innovation de la communauté des internautes, qui constitue un immense réservoir d’amateurs éclairés et de spécialistes compétents pour un domaine donné.
Terme privilégié
externalisation ouverte n. f.
J’hésite entre plusieurs termes : « production collective » ;
« producteur collectif «
Voici quelques idées:
• COLLABORAT: même consonne que ‘prolétariat’, abrégé de ‘collaboration’
• ÉPARTISSEMENT: restauration d’un terme pour ce nouveau sens, où on répand le travaille, adjectif possible (‘travail éparti’)
• MISE AU PEUPLE
« Collaborat », la suggestion de Thomas, est simple, facile à comprendre et conserve le sens ouvert de son équivalent anglophone. Les trop longues terminologies proposées sont trop souvent remplacées par leur version originale anglophone dans le langage courant. La raison est simple : ils sont courts, ne contiennent que quelques syllabes, et leur impact sonore (presque musical) est fort. « Production participative » ou « production collaborative » ne fait pas le poids contre un « crowdsourcing » accrocheur !
Merci pour votre soutien à la suggestion COLLABORAT. J’avais oublié de mentionner que le suffixe -AT se trouve dans d’autres mots comme «partenariat» ou «artisanat» pour décrire le domaine où une activité est exercée.
Pour rester cohérent avec le terme « financement participatif », je serais aussi plutôt pour « production participative ».
Je vote pour « production participative ».
« Coproduction » me semble adapté, mais pas assez précis.
Je n’aime pas le pléonasme de « collaboration participative » .
Coproduction (Co variante de con-: avec) voulant dire production collective est intéressant.
Dans le mot collaboration (con-: avec/laborare: travailler), le mot collectif est presque doublement présent. Le mot semble se suffire à lui-même mais l’idée que l’on va puiser dans une banque de donnée collective n’est pas assez exprimée.
Le mot « externalisation ouverte » pose un problème par rapport à Crowdsourcing. Avec crowdsourcing on se concentre sur, on se focalise sur, on va de l’extérieur vers l’intérieur, on va à l’origine de, à la source de, on essaye d’amorcer une ressource même si cette source est composée de millions d’êtres humains.Le mot « externalisation » élargit, lui, d’un seul coup et fait donc perdre tout orientation (on part dans tous les sens). Le mot source dans « crowdsourcing » flèche l’endroit, le lieu, le destinataire vers lequel il faut se tourner pour profiter de du potentiel démultiplicateur des multiples informations disponibles.
Je proposerai donc (res)source collective/collaborative/ externalisée ou (res)sourçage/puisage collectif/collaboratif/externalisé.
» En économie aussi, le proverbe » Deux avis valent mieux qu’un » se vérifie tous les jours. Notre société a donc estimé qu’elle pourrait se tourner vers le sourçage/puisage collaboratif pour démultiplier ses capacités de recherche et de développement »
Dur,dur…
L’OQLF a déjà proposé « externalisation ouverte » en 2010 :
Définition
Pratique qui consiste pour une organisation à externaliser une activité, par l’entremise d’un site Web, en faisant appel à la créativité, à l’intelligence et au savoir-faire de la communauté des internautes, pour créer du contenu, développer une idée, résoudre un problème ou réaliser un projet innovant, et ce, à moindre coût.
Notes
L’externalisation ouverte est associée à l’idée d’une mise en commun de l’intelligence collective. Elle s’appuie sur l’exploitation directe du potentiel d’innovation de la communauté des internautes, qui constitue un immense réservoir d’amateurs éclairés et de spécialistes compétents pour un domaine donné.
Pourquoi pas tout simplement coproduction ? Eventuellement production participative …
j’irai sur publi-quelquechose, peut être publi-source ou publi-documentation.
Comme traducteur d’anglais, je suis toujours étonné par la richesse de la langue française qui possède déjà très souvent le terme recherché. Dans ce cas, « collaboration » est le terme juste. Simple, efficace, compréhensible.
Mais, bien entendu, la langue évolue et de plus en plus de nouveaux termes sont introduits afin de préciser le contexte d’un mot récemment importé. Pourtant, il n’est pas toujours nécessaire de réinventer la roue…
Aussi j’utilise parfois « collaboration participative » dans mes traductions du terme « crowdsourcing ». Pourquoi? Parce que l’adjectif « participatif » s’est imposé pour faire référence au travail collaboratif par internet. On comprend donc très vite de quoi il s’agit. Même si « collaboration participative » peut à priori sonner comme un pléonasme, il ne choque pas et il a mes faveurs en attendant mieux.
«externalisation participative»
Ou «externalisation ouverte», comme le propose l’OQLF : http://gdt.oqlf.gouv.qc.ca/ficheOqlf.aspx?Id_Fiche=45436